Objet : le garçon qui dessinait des soleils noirs
en déplacement à Niort pour le travail durant deux jours, j'ai flâné, hier soir, dans le vieux Niort et me suis laissée séduire par une belle librairie toute neuve au coin d'une rue pavée... y suis rentrée avec le désir d'y trouver ton roman (que je n'ai pas trouvé à la Fnac des Halles il y a quelque temps)... eh bien, tu vois, heureux méandres du hasard que j'aime et ses surprises qui n'ont de cesse de m'enchanter... il y avait un exemplaire unique, au coin d'un étalage !
Bien sûr je l'ai pris... en ai commencé la lecture dans un restaurant, plus tard, poursuivie avec hâte dans la chambre d'hôtel et achevée avec autant d'enthousiasme dans le train tout à l'heure... (...)
te dire que c'est beau, très beau, que c'est généreusement humain, poétique, profond, tendre et délicat car jamais cynique (tellement facile, le cynisme, surtout par les temps qui courent!)
que quelques larmes ont coulé dans l'ombre d'un sourire, que des images personnelles ont vibré et résonné à tes images, tout un tissu vivant de sensations, d'émotions, de sentiments a respiré au rythme de ton écriture simple, vibrante, pleine, sensible, .... et certaines phrases qui disent vrai, tellement vrai, je pourrais t'en citer pas mal, d'ailleurs, de belles trouvailles de vrai, de "métaphysique"... il y a de la bonté, là dedans, une réelle bonté charnelle et spirituelle, une réelle humanité qui me touche profondément et fait du bien, beaucoup de bien, dans son approche en petites touches justes, ... j'imaginais le narrateur observer son monde sur la pointe des pieds pour ne pas "déranger", pour apprivoiser ses semblables, les écouter "à bonne hauteur" afin de restituer leurs mots et leurs gestes dans le souci de ne pas déformer, de ne pas dénaturer, de comprendre...
j'ai beaucoup aimé les nouvelles, aussi, tout ces réseaux de sensations, de perceptions adolescentes si justes qui évoquent tant de choses, tant de souvenirs, ces parfums aigre-doux d'enfance (...)
Véronique D.